Une nuit de thèse, par Paulo Coehlo

Je commence par obligation ; mais soudain la chose s’empare de moi et je ne m’arrête plus. La bonne* m’appelle pour diner, je la prie de ne pas m’interrompre, une heure plus tard elle m’appelle de nouveau, j’ai faim, mais juste encore une ligne, une phrase, une page. Quand je me mets à table, le plat est froid, je dine rapidement et je retourne à l’ordinateur ; maintenant je ne contrôle plus mes pas, […], rencontrant des choses jusque là impensables ou inimaginables. Je bois un café, un nouveau café, et à deux heures du matin je cesse enfin d’écrire parce que mes yeux sont fatigués.

Paulo Coehlo, Le Zahir, pp.68-9

*bonne : nf. élement qui montre bien que c’est un écrivain et non pas un doctorant qui écrit

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Une réponse à “Une nuit de thèse, par Paulo Coehlo

  1. « maintenant je ne contrôle plus mes pas »: élément qui montre bien qu’il est sous amphèt, et non sous résine bas de gamme. Ce mec a du fric, c’est clair (et c’est bien un écrivain).

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