Une journée de thèse, par Paulo Coehlo

je me réveille à neuf heures du matin, disposé à m’asseoir devant l’ordinateur à peine le café avalé : je lis les journaux, je sors faire une promenade, je vais jusqu’au bar le plus proche bavarder un peu, je rentre chez moi, je regarde l’ordinateur, je découvre que j’ai plusieurs coups de téléphone à donner, je regarde de nouveau l’ordinateur, c’est déjà l’heure du déjeuner, je mange en pensant que je devrais être en train d’écrire depuis onze heures du matin, mais j’ai alors besoin de dormir un peu, je me réveille à cinq heures du soir, enfin j’allume l’ordinateur, je vais consulter mon courrier électronique et je me rends compte que j’ai détruit ma connexion à l’Internet, et il ne me reste qu’à sortir et à me rendre à dix minutes de chez moi quelque part où il est possible de me connecter, mais avant, rien que pour libérer ma conscience de cette culpabilité, ne pourrais-je pas écrire au moins une demi-heure ?

Paulo Coehlo, le Zahir, p.68


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